On devient souvent moniteur d’équitation par passion.
Parce qu’on aime les chevaux. Parce qu’on aime monter.
Puis vient la réalité du métier.
Les journées se passent le plus souvent en carrière ou en manège, les pieds dans la sciure ou dans le sable.
On installe des barres, on prépare les reprises, on encadre des cavaliers qui viennent apprendre à monter.
Beaucoup sont débutants.
Ils veulent bien faire, mais leur maladresse pèse parfois sur les chevaux.
Le rôle du moniteur est alors d’expliquer, de corriger, d’aider les cavaliers à comprendre comment agir avec justesse.
Et souvent aussi de protéger le cheval de gestes encore imprécis.
Peu à peu, on découvre que le métier consiste moins à monter soi-même qu’à aider les autres à apprendre.
Il y a pourtant de vrais moments de satisfaction dans ce métier.
Voir un cavalier comprendre enfin une sensation.
Voir un cheval se détendre parce que les aides deviennent plus justes.
Observer, au fil des semaines, des progrès parfois discrets mais réels.
Aider un élève à préparer une épreuve, l’accompagner en concours, et ressentir la fierté de le voir réussir.
Ces moments-là rappellent pourquoi on a choisi ce métier.
Mais le métier a aussi ses contraintes.
Le moniteur découvre vite qu’il ne passe finalement que peu de temps à cheval.
Il prépare les reprises, organise les groupes, installe le matériel, surveille la sécurité.
Lorsqu’il est salarié d’un centre équestre, il s’inscrit dans l’organisation de la structure et applique ce qu’on lui demande de faire.
Mais lorsqu’il travaille à son compte, à la tête d’une petite structure, la réalité apparaît très vite :
il faut remplir les reprises, garder les élèves, proposer ce que les cavaliers attendent… et souvent ce qui est à la mode.
Le moniteur devient alors aussi gestionnaire, parfois commerçant par nécessité.
Il existe de nombreuses disciplines dans lesquelles ce métier peut s’exprimer : dressage, saut d’obstacles, concours complet, équitation western et bien d’autres encore.
Lorsque les cavaliers progressent et deviennent propriétaires de leurs chevaux, le rôle de l’enseignant évolue souvent lui aussi.
Il devient coach, prépare les couples pour la compétition, accompagne les progrès dans le détail.
C’est alors un autre niveau d’exigence, qui demande encore d’autres compétences.
Le moniteur enseigne l’équitation.
C’est son métier.
Mais apprendre au cavalier à devenir réellement autonome dehors n’entre pas toujours dans ce cadre.
Celui qui veut pratiquer cette réalité se retrouve souvent dans une autre situation :
celle du cavalier orphelin.
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