ATE : conduire des cavaliers dehors, un vrai métier.
On parle souvent du métier d’accompagnateur de tourisme équestre comme d’un métier facile.
Comme s’il était simple et évident d’emmener un groupe en extérieur sur des chevaux.
La réalité est tout autre.
Que ce soit pour une balade d’une heure, une sortie à la journée ou une randonnée de plusieurs jours, on n’est jamais dans un environnement contrôlé.
On est dans un monde ouvert : terrain changeant, chevaux — même quand on les connaît — dont les réactions ne sont pas toujours prévisibles, cavaliers très différents, situations qui peuvent évoluer en quelques secondes.
Dans ces conditions, la technique équestre est nécessaire… mais elle ne suffit pas.
Il faut observer, anticiper, décider vite.
Il faut sentir une tension qui monte chez un cheval avant qu’elle ne devienne un problème.
Il faut comprendre lorsqu’un cavalier commence à perdre ses moyens avant qu’il ne se mette en danger.
Il faut gérer un groupe, installer une confiance, maintenir une cohérence.
Autrement dit : exercer un véritable leadership.
Et pourtant, ces compétences sont souvent invisibles lorsqu’elles sont bien exercées.
C’est sans doute pour cela que le métier est si souvent sous-estimé.
Car la vérité est simple :
Le jour où le travail d’un accompagnateur paraît facile, c’est généralement qu’il est très bien fait.
Conduire des cavaliers dehors n’est pas un sous-métier.
C’est une équitation appliquée au monde réel.
Et cela demande bien plus que savoir monter à cheval.
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