Lorsque je travaille un cheval ou un mulet, lorsque j’accompagne des cavaliers propriétaires, je ne procède jamais au hasard. Je me fixe des objectifs précis, intégrés dans une stratégie globale définie en commun. Cette stratégie doit mener à un résultat tangible, observable, concret.
Ces objectifs peuvent être modestes. Ils n’en sont pas moins clairs.
Par exemple : traverser le ruisseau.
En revanche, le chemin pour y parvenir n’est jamais le même.
Il varie en fonction d’une multitude de facteurs :
-
l’animal,
-
le cavalier et son niveau équestre,
-
les circonstances extérieures,
-
l’humeur de l’un et de l’autre,
-
leur état de fatigue,
-
le mien aussi.
Tout ce qui a été acquis l’a été — en bien comme en mal. Il faut donc composer avec l’existant. Cela m’oblige à m’adapter en permanence, à me remettre en question, à faire preuve d’inventivité.
Je ne vois là aucune place pour une répétition mécanique.
S’il existait une méthode définitive, universelle, que je maîtriserais totalement, je n’aurais plus rien à apprendre. Je saurais tout.
Dans ce cas, je cesserais immédiatement mon activité — j’en ai largement l’âge.
Mais ce jour n’est pas pour demain.
Et c’est précisément ce qui rend ce métier vivant.
-
#équitation
-
#travailducheval
-
#cavalierpropriétaire
-
#expérienceterrain
-
#adaptation
-
#pédagogieéquestre
-
#mulet
-
#randonnéeéquestre
Écrire commentaire